Journées d'études 2015

Jeudi 4 & vendredi 5 mai 2017

La violence, un fait humain

« Caminante no hay camino, se hace el camino al andar… »Antonio Machado.
« Ne demande pas ton chemin, tu risques de le trouver… » 
Rabbi Nahman de Brazlav.

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La violence, un fait humain

Au cours de notre vie nous rencontrons inévitablement la violence. Violence des événements de la vie. Violence dans les relations politiques et/ou économiques. Violence au cœur même de nos interventions psycho-sociales ! Face à ces violences telles que : les drames de l’alcool et des toxicomanies, l’émergence de la maladie grave et la mort d’êtres chers, ou encore celles plus extrêmes que sont l’inceste, les homicides, le terrorisme et les génocides. Ces situations nous happent par le sentiment d’injustice et d’impuissance que nous éprouvons alors et nous propulsent dans la sidération ou l’agir.

Nos réponses ou nos absences de réaction sont encore plus problématiques quand nous sommes confrontés à cette violence en tant que professionnel du champ médico-psycho-social. Les protocoles qui s’érigent aujourd’hui en guise de réponse à ces situations ne peuvent que nous interroger, d’autant que nous en mesurons ensuite les effets auprès des constellations affectives des rescapés, des victimes ou des personnes protégées en urgence.

Si ces situations rencontrées ou racontées génèrent une première réaction souvent massive car fruit d’un jugement, l’approche systémique nous permet de problématiser l’interaction que nous vivons et nous invite à ne pas adopter une attitude professionnelle sans avoir nourri un débat éthique.

Pour agir, il nous faut pouvoir penser l’impensable en se demandant quelles sont les interactions et les contextes qui ont pu conduire quelqu’un à vouloir détruire son semblable. Penser la possibilité d’une intervention psycho-sociale pour des survivants afin de leur permettre de reprendre le tissage des liens passe par la compréhension de la déshumanisation qu’ils ont vécue. Cette recherche de sens ne tend ni vers une acceptation ni vers une déresponsabilisation des auteurs de ces violences mais elle nous apparaît comme une étape indispensable à la construction d’une hypothèse relationnelle, nécessaire fil rouge pour l’intervenant confronté à l’impensable.

Au cours de ces deux journées en Avignon nous vous invitons à venir réfléchir avec nous à partir de l’expérience de professionnels qui ont développé des pratiques innovantes dans leur travail auprès de populations confrontées à une violence extrême. Penser l’impensable pour agir est le fil conducteur que nous vous proposons de venir tisser avec eux au cours de ces deux journées.